Rebooster le cerveau social ?
Neurologie
#AutismeSansDéficienceIntellectuelle
#TMS #CognitionSociale #iTBS #Neuroimagerie
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) se manifestent principalement par des difficultés persistantes dans les interactions sociales, la communication et la compréhension des intentions d’autrui. Chez les adultes, ces difficultés sociales sont souvent marquées et impactent les relations interpersonnelles, la vie professionnelle et la qualité de vie. Malgré les nombreuses approches éducatives, comportementales et psychothérapeutiques disponibles, il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique et efficace pour remédier durablement à ces déficits sociaux.
Les travaux récents en neuroimagerie ont permis d’identifier des anomalies de fonctionnement au sein du réseau cérébral impliqué dans la cognition sociale, en particulier dans une région appelée jonction temporo-pariétale droite (rTPJ). Cette zone joue un rôle clé dans la capacité de l’individu à se représenter les états mentaux d’autrui — une fonction souvent altérée chez les personnes autistes.
Dans ce contexte, cette étude propose une approche innovante de neuromodulation personnalisée, basée sur la stimulation magnétique transcrânienne intermittente à haute fréquence (iTBS). L’idée ? Cibler précisément la rTPJ de chaque participant, identifiée par IRM fonctionnelle, afin de renforcer son activité de manière ciblée et temporaire. L’objectif est d’évaluer si cette stimulation, calibrée selon le profil cérébral individuel, peut améliorer la capacité à traiter les informations sociales, et contribuer à une meilleure compréhension d’autrui.
104 patients – 52 adultes avec TSA sans déficience intellectuelle, et 52 témoins – ont été inclus à l’étude et répartis aléatoirement en deux groupes (stimulation réelle vs placebo). Chaque participant passe une IRM fonctionnelle pendant une tâche sociale afin de localiser précisément la zone du cerveau à stimuler. Cette région devient ensuite la cible de la stimulation, grâce à un guidage par neuronavigation. Le protocole iTBS est employé comme stimulation. Après la séance, les participants réalisent plusieurs tests. La perception sociale, la reconnaissance des émotions, la mémoire de travail et la coordination motrice sont portées à l’étude.
Seule la tâche sociale est répétée avant et après la stimulation, pour mesurer son effet direct. L’objectif principal est d’évaluer dans quelle mesure la stimulation améliore l’utilisation des informations sociales pour prendre des décisions. Des outils de modélisation informatique (type HGF) permettent d’analyser les processus cognitifs impliqués.
Les résultats montrent que cette approche est faisable et bien tolérée. Elle est également capable d’induire des effets neurocognitifs mesurables, notamment une amélioration de l’intégration des signaux sociaux dans la prise de décision. Ces données soutiennent l’idée qu’il est possible d’agir directement sur les réseaux cérébraux impliqués dans les interactions sociales.
Les troubles du spectre de l’autisme sont caractérisés par des altérations persistantes de la communication sociale, qui impactent profondément la vie quotidienne des patients.
Chez les adultes sans déficience intellectuelle, ces difficultés restent souvent sans solution thérapeutique ciblée.
L’un des grands défis est de cibler directement les zones du cerveau impliquées dans la cognition sociale, comme la jonction temporo-pariétale droite, souvent altérée dans les TSA. L’objectif de cette étude était d’explorer une approche innovante : associer la stimulation magnétique transcrânienne (iTBS) à une personnalisation guidée par IRM fonctionnelle, afin de moduler cette région de manière ciblée.
Les premiers résultats sont prometteurs. Le protocole combine pour la première fois à cette échelle stimulation individualisée, imagerie cérébrale, neuronavigation stéréotaxique et modélisation cognitive, dans un cadre rigoureux et contrôlé. Bien que les effets cliniques soient encore modestes, l’étude démontre la faisabilité, la tolérance et l’impact biologique mesurable d’une telle intervention chez des adultes avec TSA.
Cependant, plusieurs limites existent et ouvrent la voie à des essais plus larges, impliquant des stimulations répétées, un suivi prolongé, et des cohortes plus diversifiées, pour valider l’intérêt de cette stratégie en pratique clinique.
Et si, demain, on personnalisait la neuromodulation… pour mieux reconnecter le cerveau social ?
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) se manifestent principalement par des difficultés persistantes dans les interactions sociales, la communication et la compréhension des intentions d’autrui. Chez les adultes, ces difficultés sociales sont souvent marquées et impactent les relations interpersonnelles, la vie professionnelle et la qualité de vie. Malgré les nombreuses approches éducatives, comportementales et psychothérapeutiques disponibles, il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique et efficace pour remédier durablement à ces déficits sociaux.
Les travaux récents en neuroimagerie ont permis d’identifier des anomalies de fonctionnement au sein du réseau cérébral impliqué dans la cognition sociale, en particulier dans une région appelée jonction temporo-pariétale droite (rTPJ). Cette zone joue un rôle clé dans la capacité de l’individu à se représenter les états mentaux d’autrui — une fonction souvent altérée chez les personnes autistes.
Dans ce contexte, cette étude propose une approche innovante de neuromodulation personnalisée, basée sur la stimulation magnétique transcrânienne intermittente à haute fréquence (iTBS). L’idée ? Cibler précisément la rTPJ de chaque participant, identifiée par IRM fonctionnelle, afin de renforcer son activité de manière ciblée et temporaire. L’objectif est d’évaluer si cette stimulation, calibrée selon le profil cérébral individuel, peut améliorer la capacité à traiter les informations sociales, et contribuer à une meilleure compréhension d’autrui.
Et si on relançait le cerveau social ?
104 patients – 52 adultes avec TSA sans déficience intellectuelle, et 52 témoins – ont été inclus à l’étude et répartis aléatoirement en deux groupes (stimulation réelle vs placebo). Chaque participant passe une IRM fonctionnelle pendant une tâche sociale afin de localiser précisément la zone du cerveau à stimuler. Cette région devient ensuite la cible de la stimulation, grâce à un guidage par neuronavigation. Le protocole iTBS est employé comme stimulation. Après la séance, les participants réalisent plusieurs tests. La perception sociale, la reconnaissance des émotions, la mémoire de travail et la coordination motrice sont portées à l’étude.
Seule la tâche sociale est répétée avant et après la stimulation, pour mesurer son effet direct. L’objectif principal est d’évaluer dans quelle mesure la stimulation améliore l’utilisation des informations sociales pour prendre des décisions. Des outils de modélisation informatique (type HGF) permettent d’analyser les processus cognitifs impliqués.
Les résultats montrent que cette approche est faisable et bien tolérée. Elle est également capable d’induire des effets neurocognitifs mesurables, notamment une amélioration de l’intégration des signaux sociaux dans la prise de décision. Ces données soutiennent l’idée qu’il est possible d’agir directement sur les réseaux cérébraux impliqués dans les interactions sociales.
Neuromodulation : premier pas vers la compréhension sociale ?
Les troubles du spectre de l’autisme sont caractérisés par des altérations persistantes de la communication sociale, qui impactent profondément la vie quotidienne des patients.
Chez les adultes sans déficience intellectuelle, ces difficultés restent souvent sans solution thérapeutique ciblée.
L’un des grands défis est de cibler directement les zones du cerveau impliquées dans la cognition sociale, comme la jonction temporo-pariétale droite, souvent altérée dans les TSA. L’objectif de cette étude était d’explorer une approche innovante : associer la stimulation magnétique transcrânienne (iTBS) à une personnalisation guidée par IRM fonctionnelle, afin de moduler cette région de manière ciblée.
Les premiers résultats sont prometteurs. Le protocole combine pour la première fois à cette échelle stimulation individualisée, imagerie cérébrale, neuronavigation stéréotaxique et modélisation cognitive, dans un cadre rigoureux et contrôlé. Bien que les effets cliniques soient encore modestes, l’étude démontre la faisabilité, la tolérance et l’impact biologique mesurable d’une telle intervention chez des adultes avec TSA.
Cependant, plusieurs limites existent et ouvrent la voie à des essais plus larges, impliquant des stimulations répétées, un suivi prolongé, et des cohortes plus diversifiées, pour valider l’intérêt de cette stratégie en pratique clinique.
Et si, demain, on personnalisait la neuromodulation… pour mieux reconnecter le cerveau social ?

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